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SARL ou SAS en RDC : laquelle choisir ?

Temps de lecture : 5 min

Depuis la réforme du droit des sociétés OHADA de 2014, les entrepreneurs congolais ont le choix entre deux formes très utilisées pour les PME : la SARL et la SAS. Toutes deux limitent la responsabilité des associés à leurs apports et peuvent être créées par une seule personne. Mais elles ne fonctionnent pas de la même manière.

La SARL : un cadre connu et encadré

  • Dirigeant : un ou plusieurs gérants, obligatoirement des personnes physiques.
  • Organisation : largement fixée par la loi, ce qui la rend simple à mettre en place et rassurante pour les partenaires.
  • Capital : divisé en parts sociales. Le montant minimum du capital est fixé par les textes en vigueur ; nous vous indiquons le montant applicable lors du diagnostic.
  • Entrée d'un nouvel associé : la cession de parts à une personne extérieure est en principe soumise à l'agrément des autres associés. C'est une protection, mais aussi une contrainte si vous prévoyez de lever des fonds.
  • Pour qui : commerces, prestataires de services, entreprises familiales, projets où les associés se connaissent et veulent un cadre stable.

La SAS : la souplesse avant tout

  • Dirigeant : un président obligatoire, qui peut être une personne physique ou morale ; directeurs généraux possibles selon les statuts.
  • Organisation : librement définie par les statuts (pouvoirs, prises de décision, conditions d'entrée et de sortie des associés).
  • Capital : divisé en actions. Son montant est fixé dans les statuts ; nous vous conseillons sur le montant adapté à votre projet.
  • Entrée d'investisseurs : plus facile à organiser grâce aux actions et aux clauses statutaires (agrément, préemption, sortie).
  • Pour qui : projets en croissance, startups, sociétés qui prévoient d'accueillir des investisseurs, filiales de groupes.

Le point de vigilance

La liberté de la SAS a un revers : tout repose sur les statuts. Des statuts copiés sur un modèle générique peuvent créer des blocages (associé impossible à faire sortir, pouvoirs du président mal définis, décisions paralysées). La SARL pardonne davantage les statuts simples, parce que la loi comble les vides.

Tableau comparatif

SARLSAS
DirigeantGérant (personne physique)Président (physique ou morale)
Liberté d'organisationEncadrée par la loiTrès large, via les statuts
TitresParts socialesActions
Entrée de nouveaux associésAgrément en principe requisOrganisée par les statuts
Commissaire aux comptesAu-delà de certains seuilsAu-delà de certains seuils
Idéal pourPME stables, projets familiauxProjets en croissance, levée de fonds

Notre conseil

Ne choisissez pas une forme parce qu'elle est à la mode. Partez de votre projet : combien d'associés aujourd'hui et demain ? Prévoyez-vous des investisseurs ? Qui dirigera ? Un diagnostic de 30 minutes suffit souvent à trancher.

Vous hésitez entre SARL et SAS ? Demandez un diagnostic gratuit.

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